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Vendredi 6 avril 2007 5 06 /04 /Avr /2007 09:58

Ségolène Royal détaille ses propositions en matière institutionnelle

LEMONDE.FR avec Reuters | 04.04.07 | 07h03  •  Mis à jour le 04.04.07 | 08h17

 
La candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, affine, dans un entretien à L'Express, ses propositions en matière de réformes des institutions, s'engageant à créer un "conseil consultatif constituant"  pour les superviser et à "rendre compte" de l'exécution de son programme présidentiel chaque année devant le Parlement.

Mme Royal évoque également les futures relations entre la présidente qu'elle veut être et son premier ministre, un sujet qu'elle avait jusqu'alors éludé lors de la présentation de sa "VIe République". "Le premier ministre, quel qu'il soit, aura un rôle très simple, une feuille de route claire : mettre en application le pacte présidentiel", affirme-t-elle, esquissant un équilibre nettement favorable au chef de l'Etat.

Si elle est élue, le conseil des ministres changera également de physionomie. "Actuellement, tous les mercredis, on engrange des réformes nouvelles sans jamais évaluer quoi que ce soit", explique la candidate. Dès le 6 mai, "les ministres me rendront compte de ce qu'ils ont fait pendant les sept jours précédents et de la manière dont ils évaluent l'application des réformes déjà adoptées, puis nous préparerons les réformes à suivre".

UN GOUVERNEMENT COMPRENANT ENTRE 15 ET 18 MINISTÈRES

"La moindre des choses", estime la présidente de Poitou-Charentes, c'est que le "pacte présidentiel", qu'elle a présenté aux Français mi-février au terme d'une phase de débats participatifs, soit "mis en chantier sans délai". "Cette parole qui est ma parole en même temps que la parole des Français, je m'engage aujourd'hui solennellement à ce qu'elle soit tenue. Et je viendrai personnellement, tous les ans, rendre compte devant le Parlement" de son application, annonce la candidate.

La première femme à avoir une chance réelle d'accéder à l'Elysée confirme envisager un gouvernement comprenant entre 15 et 18 ministères, contre une trentaine actuellement, et à conserver les "mêmes structures pendant cinq ans". "Je veux stabiliser les découpages ministériels une fois pour toutes pour le quinquennat, sinon, cela crée de l'incertitude et du désordre", fait-elle valoir.

La candidate, qui martèle, au gré de sa campagne, son slogan "un euro dépensé doit être un euro utile", réaffirme également, avec humour, son intention de réduire le train de vie de l'Etat "en général". "La sobriété n'empêche pas la grandeur dans l'exercice du pouvoir et de l'autorité", explique-t-elle, annonçant son intention de demander à une commission parlementaire de faire des propositions sur la baisse des dépenses de fonctionnement à l'Elysée. "Il faut tout faire pour réduire le côté monarchique de l'exercice du pouvoir en France. Et je le ferai, toute Royal que je suis !"

Par vietnampoursegolene - Publié dans : La campagne au jour le jour
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Vendredi 6 avril 2007 5 06 /04 /Avr /2007 09:48

Mardi 03 Avril 2007

Les Français de l'étranger peuvent faire basculer le scrutin

LE MONDE | 03.04.07 | 15h05  •  Mis à jour le 03.04.07 | 15h05

Le nombre des Français de l'étranger qui vont participer cette année aux élections françaises est en très forte augmentation. Près d'un million s'apprêtent à faire leur devoir électoral aux quatre bouts du monde, et surtout en Europe. Autant dire que leur vote pèsera lourd en cas de scrutin serré à l'élection présidentielle des 22 avril et 6 mai.

Selon les listes consulaires arrêtées le 28 février par la Commission nationale électorale, 941 364 électeurs se sont inscrits : 821 600 ont choisi d'exercer leur droit de vote de l'étranger, 119 764 participeront à l'élection en France, en votant personnellement ou par procuration. Ce petit million représente presque le double de ceux qui s'étaient inscrits en 2002 pour la dernière élection présidentielle, soit 436 063 électeurs de plus.

 

CAMPAGNE DE MOBILISATION

Cette augmentation reflète plusieurs phénomènes : d'abord une hausse très sensible du nombre de Français qui s'installent à l'étranger. Il est passé en sept ans de 2000 à 2006, d'un million à 1,37 million, dont 615 000 ont une double nationalité. Pour l'Europe seule, on est passé de 520 000 à 688 000 personnes. Et ce nombre n'intègre que les personnes inscrites sur les registres consulaires. En Europe notamment, où la proximité ne pousse pas forcément aux démarches administratives, un nombre indéterminé de Français ne se fait pas forcément connaître officiellement dans les consulats. Ils votent en France, où ils ont généralement gardé des attaches. La Belgique estime à 160 000 le nombre de Français chez elle, contre 82 000 officiellement.

L'importance de ces chiffres a amené les autorités françaises à prendre des mesures pour faciliter la participation au vote de leurs ressortissants. Il n'a pas échappé non plus aux dirigeants de la droite française au pouvoir qu'une majorité de ces Français de l'étranger leur avaient jusqu'ici toujours donné une majorité. Valérie Pécresse, dans un interview au quotidien suisse Le Matin, en octobre 2006, notait que "les deux tiers des Français à l'étranger votent UMP".

Le gouvernement a demandé à ses représentations à l'étranger de lancer des campagnes de mobilisation auprès des communautés. Et le nombre des bureaux de vote a été augmenté pour éviter d'avoir à parcourir des distances trop longues pour exercer son droit de vote. 546 bureaux seront ouverts, dont 164 bureaux de vote décentralisés créés en dehors des locaux consulaires.

Le vote des Français de l'étranger n'est pas non plus un vote complètement typique. On a affaire à des électeurs qui ont du recul par rapport aux préoccupations du pays et font rentrer davantage en ligne de compte l'image de la France à l'étranger, sa capacité d'influence.

Lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2002, marqué par le score de Jean-Marie Le Pen, qui s'était imposé pour le deuxième tour en devançant Lionel Jospin, cet électorat s'était laissé beaucoup moins entraîner dans l'éclatement des suffrages observé en France. Le président Chirac avait obtenu 30,54 %, Lionel Jospin 22,75 % et Jean-Marie Le Pen 6,49 %.

 

Henri de Bresson


En 2002, Jacques Chirac et Lionel Jospin en tête

Vote des Français de l'étranger au premier tour de l'élection présidentielle française de 2002.

Jacques Chirac : 30,54 %

(moyenne nationale 19,88 %)

Lionel Jospin : 22,75 %

(moyenne nationale 16,18 %)

Jean-Marie Le Pen : 6,49 % (moyenne nationale 16,86 %)

Par vietnampoursegolene - Publié dans : La campagne au jour le jour
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Vendredi 6 avril 2007 5 06 /04 /Avr /2007 06:55

Chers amis,

On nous a signalé de nombreux problèmes d'inscription sur les listes électorales.

Un des problèmes est celui d'électeurs qui sont inscrits sur les listes consulaires à l'étranger, mais avec la précision que pour les présidentielles et les référendums ils sont inscrits dans un bureau de vote en France, mais qui ont reçu de la mairie française l'information qu'au contraire ils sont inscrits à l'étranger et ne pourrons donc pas voter pour l'élection présidentielle dans leur bureau de vote en France.

Par ailleurs, il semble que les listes électorales données globalement par le MAE à la mi mars ne correspondent pas exactement à celles des consulats, ce qui ne facilite pas la vérification.

Si vous êtes dans ce cas de figure : inscrit sur une liste consulaire, tout en ayant choisi de voter dans un bureau de vote en France, je vous conseille de faire une double vérification pour confirmer à la fois auprès de votre consulat et auprès de la commune en France que l'inscription d'un côté et de l'autre correspond bien à ce que vous pensez. Si la commune française vous indique que vous ne pouvez pas voter en France parce que vous êtes inscrit sur une liste consulaire, vous devez demander une attestation du consulat de non inscription sur les listes consulaires pour les présidentielles et les référendums pour ensuite saisir le tribunal d'instance du 1er arrondissement de Paris (fax +33 1 42 61 38 56) pour corriger l'inscription sur la liste électorale en France.

Faites suivre ce message autour de vous à nos adhérents et sympathisants pour assurer que tous pourrons voter le 22 avril et le 6 mai.

Si vous constatez que vous avez aussi ce problème, informez-nous en pour que nous puissions en connaître l'étendue.

Amitiés,

Richard YUNG
Sénateur représentant les Français établis hors de France
Palais du Luxembourg - 75291 PARIS Cedex 06
http://www.senateursdesfrancaisdumonde.net/

Par vietnampoursegolene - Publié dans : Exercice du droit de vote
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Vendredi 30 mars 2007 5 30 /03 /Mars /2007 16:19

La direction générale de l’institut national de la statistique et des études économiques, qui fait partie du ministère de l’économie, des finances et de l’industrie attire l’attention du grand public et de la classe politique depuis des mois ; d’Eurostat aussi, l’institution européenne chargée de l’établissement des statistiques pour l’Union européenne, et, à ce titre, de veiller à la qualité des chiffres produits.
 
L’INSEE est plus connu comme un institut que comme appartenant au ministère des finances. Cela est dû à la grande qualité et à l’indépendance de son travail. Aucun texte législatif ne l’assure mais c’est une tradition bien établie depuis que Edmond Malinvaud en a assuré la direction (1974-1987). Toutefois, comme le souligne trois statisticiens néerlandais, belge et espagnol qui ont audité l’INSEE, son indépendance n’est pas juridiquement garantie (cette évaluation était effectuée conformément au code de conduite adopté par Eurostat et les offices statistiques des Etats membres). Or, les chiffres produits par l’Institut sont bien souvent au cœur d’enjeux qui dépasse la seule dimension technique et scientifique de son travail. Deux exemples pour le montrer.

Depuis le passage à l’euro au 1er janvier 2002, les Français ont eu le sentiment d’une forte hausse des prix. Certes, l’indice des prix à la consommation a bien reflété, dans les mois qui ont suivi l’introduction de l’euro, un léger dérapage. Les arrondis lors de la conversion, en partie pour les petits montants, on parfois été bien généreux. Depuis, les prix ont repris une croissance bien plus raisonnable. Le sentiment d’une hausse des prix plus forte est cependant resté dans la population. Les hommes politiques se sont emparés du sujet, remettant en cause le travail de l’INSEE.

A cette occasion, on a souvent évoqué le panier de la ménagère pour expliquer que l’indice de l’INSEE ne suivait pas les prix des bons produits. Le problème, c’est que ce panier de la ménagère n’existe pas. Les agents de l’INSEE effectuent 200.000 relevés de prix tous les mois, sur un ensemble très large de produits, pas sur un panier. D’ailleurs, ce panier, devrait y mettre un kilo de viande de bœuf, de porc, du poulet, du caviar… En réalité, l’indice des prix à la consommation prend en compte des chiffres qui baissent plus ou moins fortement (informatique, matériels électroniques, textile, téléphonie…) et des chiffres qui augmentent plus ou moins rapidement (pain, café, produits de consommation courante, loyers…). Or, si on mange bien du pain tous les jours, on boit son café tous les jours – deux produits que l’on paie soi-même en liquide – on achète moins souvent un téléviseur ou un ordinateur. L’INSEE offre désormais la possibilité à chacun de suivre son propre indice, créé à partir des bases de données constituées des relevés mensuels des prix.

Et les chiffres du chômage ? Sujet hautement sensible, ces chiffres sont calculés à la fois par l’ANPE, qui n’a aucune obligation ni de travail scientifique ni d’indépendance, et par l’INSEE. Ce dernier calcule, à partir de l’interrogation trimestrielle de 70.000 personnes, un chiffre selon les critères du BIT (demandeur cherchant un CDI, immédiatement disponible et ayant travaillé moins de 78 heures au cours du mois précédant). Ce chiffre est systématiquement différent de celui de l’ANPE, qu’il permet de corriger. Le problème, c’est qu’en pleine campagne électorale, l’INSEE estime, pour la première fois, ne pas être en mesure de publier des chiffres suffisamment fiables… alors précisément qu’ils semblaient refléter un niveau de chômage plus élevés que les chiffres de l’ANPE, cités par le gouvernement. De deux choses l’une : soit il s’agit d’une difficulté technique bien réelle et on s’étonne, avec les syndicats de l’INSEE, qu’elle n’ait pas été anticipée, soit la difficulté est plus complexe et on s’inquiète.

Des doutes vous dis-je…

Par vietnampoursegolene - Publié dans : Economie
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Vendredi 30 mars 2007 5 30 /03 /Mars /2007 12:49

A l'occasion de la présentation, à Paris, d'un rapport sur l'Europe sociale de Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, et Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti socialiste européen, Ségolène Royal s'est exprimée sur l'organisation d'un nouveau référendum sur les institutions européennes.

C'est une "obligation démocratique", après le rejet du traité constitutionnel par les Français en mai 2005. Ségolène Royal s'est dite "prête à prendre ce risque politique".

Elle a précisé que "ce référendum interviendra en même temps que les élections au Parlement européen, le 14 juin 2009.

C'est très court, il faudra entre-temps faire la preuve que l'Europe avance", citant comme "preuves", la création d'un salaire minimum européen, la lutte contre le chômage et les délocalisations, l'investissement dans la recherche et "la préparation de l'après pétrole".

"Il faudra mettre en place un gouvernement économique (de la zone euro ndlr) et le faire correctement fonctionner. L'objectif de ce gouvernement économique, ce ne sera pas seulement la lutte contre l'inflation comme c'est le cas aujourd'hui mais également la croissance et l'emploi.

Pour cela, je souhaite que les compétences de la banque centrale soient élargies. C'est une idée qui n'est aujourd'hui en Europe pas consensuelle.

Si l'Europe se relève et devient efficace, les Français accepteront de lui donner des institutions pour fonctionner mais pas l'inverse".

Ségolène Royal a ensuite déclaré que "si la France est bien notre patrie, l'Europe est aussi notre nouvelle frontière".

Défendre en même temps la nation et l'Europe, "non seulement ce n'est pas incompatible mais les deux sont étroitement liées".

Par vietnampoursegolene - Publié dans : L'Europe !
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