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Pour contacter le comité de soutien de Ségolène Royal au Vietnam:
vietnampoursegolene

Vendredi 13 juillet 2007

Maintenant que les élections présidentielles et législatives sont passées, certains d'entre vous doivent se demander: que faire?
Comment continuer le travail d'analyse sur notre situation d'expatrié au Vietnam, en lien avec les politiques du nouveau gouvernement ?
Comment soutenir nos concitoyens au Vietnam ?


Nous en avons parlé lors de la campagne, une organisation rassemble les personnes de sensibilité de gauche : c'est l'Association Démocratique des Français à l'Etranger.
Cette association vit, travaille, débat, propose, agit pour vous dans une mouvance de gauche plurielle. Au cours de ces vingt-cinq dernières années, elle a su rassembler les Français et Françaises du monde qui partagent les mêmes idéaux de solidarité et de justice sociale, qui s'engagent dans la protection de l'environnement, qui défendent la tolérance, le pluralisme, la transparence et la démocratie, qui aspirent à une meilleure compréhension entre les peuples et les cultures.


Un groupe de membres de l’ADFE existe déjà à Ho Chi Minh Ville et des personnes de sensibilité de gauche essaient de créer un autre groupe à Ha Noi.

Les représentants de l’ADFE siègent actuellement à Hanoi et à Ho Chi Minh Ville dans les commissions consulaires des bourses scolaires, de la solidarité et de l’aide sociale, de la Caisse des Français de l’Etranger, et de la sécurité.

Vous pouvez rejoindre l'ADFE ou simplement contacter son Président, Eric Planchon, à eric.planchon@adfevn.com.
Pour des questions relatives à la sécurité sociale des expatriés vivant au Vietnam, vous pouvez contacter Didier Lachize, administrateur de la Caisse des Français de l’Etranger, à adfe.vietnam@wanadoo.fr
Enfin, l’ADFE Vietnam à un élu à l'Assemblée des Français de l'Etranger: Marc Villard, vous pouvez le joindre à m.villard@assemblee-afe.fr


En espérant vous rencontrer à Ho Chi Minh Ville ou à Hanoi !

Par Admin - Publié dans : Evénements à Hanoï
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Dimanche 6 mai 2007

Le centre de vote de Hanoï a fermé à 18 heures. Le dépouillement a montré :

 

Une participation à peu près identique au premier tour avec 701 inscrits et 485 votants (contre 703 inscrits et 487 votants). Il y a eux 464 suffrages valablement exprimés (contre 482 au 1er tour), 21 électeurs ayant déposé une enveloppe vide ou contenant deux bulletins différents.

 

S. Royal a obtenu 250 voix soit 53,88 % (contre 154 au premier tour) et N. Sarkozy 214 soit 46,12 % (contre 147 au premier tour). Ils ont donc totalisé 165 voix de plus qu'au premier tour, dont 96 pour S. Royal. Le report en sa faveur est donc de 58,18 %.

 

Pour mémoire, à Ho Chi Minh-Ville, avec 538 voix pour N. Sarkozy (71,43 %) et 274 pour S. Royal (28,57 %), le report de voix s'est fait à 66,49 % en faveur de N. Sarkozy.

Par vietnampoursegolene - Publié dans : La campagne au jour le jour
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Vendredi 4 mai 2007

La campagne présidentielle a eu valeur cathartique, et, en quelques mois, la France est passée d'une rive à une autre. Hier encore, sociologues et politologues, à juste titre, parlaient de crise de la représentation ou de déficit du politique. C'est fini, et personne ne s'y trompe : notre pays est engagé dans une immense mutation de son système politique, et nous pouvons maintenant dessiner les contours de nouveaux rivages, sur lesquels nous avons fait déjà plus que poser un pied.

 

La droite, la première, a engagé sa mue. Sous la direction de Nicolas Sarkozy, l'UMP se présente comme un grand parti populaire, moderne, et dont les orientations se clarifient, même si la cohérence n'est pas la première qualité des déclarations de son leader. Libéralisme économique, ouverture sur le monde et sur l'Europe, valorisation de l'autorité, références fortes à l'idéal républicain, promotion du travail - plus que des travailleurs -, un modèle s'ébauche à droite, avec ses contradictions, certes, mais avec une netteté suffisante pour mobiliser un vaste électorat. Le déclin du Front national est à mettre à l'actif de ce modèle en gestation, ce qui peut inquiéter - on parlera alors de lepénisation du discours de la droite - mais aussi rassurer - on se réjouira de ce déclin, et on envisagera même, à la limite, un scénario "italien", en référence à Gianfranco Fini, parti du fascisme pour finalement intégrer son parti, l'Alliance nationale, au sein de la droite classique et rejoindre Silvio Berlusconi.

 

La gauche a pris du retard, mais elle ne pourra plus différer son aggiornamento bien longtemps. Elle n'a en effet pas d'autre avenir, si elle veut gouverner, que de se positionner comme une force d'inspiration social-démocrate, et de l'assumer. De ce point de vue, d'importants obstacles se sont dissipés ces derniers temps. Pour la première fois depuis longtemps, la gauche de la gauche accepte de voter pour la candidate du PS, qui ne leur court après en aucune façon - la raison en est l'hostilité à Nicolas Sarkozy, et pas les perspectives de réformes et de changements négociés qu'apporterait une victoire de Ségolène Royal. Quant au PCF, il est sorti de la société pour entrer dans l'histoire, il n'exerce plus aucun attrait idéologique.

 

Il reste au PS à en finir avec les carences accablantes de son leadership, et à préciser les contours du modèle qui s'impose d'une gauche moderne, adaptée à son époque, soucieuse d'efficacité économique et de solidarité sociale, ouverte sur l'Europe et confiante dans la capacité de notre pays à tenir son rang dans la mondialisation - une gauche juste et humaniste, reconnaissant la diversité et agissant pour étendre l'espace des droits et des libertés. Le nouveau PS ne sera pas social-démocrate, au sens strict : il y faudrait des syndicats puissants, sur lesquels il pourrait s'adosser, et pas seulement dans le secteur public ou assimilable, où se concentre la majeure part de nos maigres 8 % de salariés syndiqués. Mais son orientation générale se situera de ce côté.

 

La campagne de Ségolène Royal n'a pas toujours été cohérente. Mais le point auquel elle aboutit, à la veille de l'élection, fait qu'elle incarne nettement sinon le modèle, du moins le projet, devenant réaliste, d'une variante française de la social-démocratie. La bipolarité de notre système politique est encore imparfaite, compte tenu de l'avance prise par l'UMP dans sa transformation. Mais le retard de la gauche, sauf pour elle à sombrer purement et simplement, pourrait être comblé rapidement, quel que soit le résultat de l'élection présidentielle. Pour le PS, le cycle inauguré en 1971 avec le Congrès d'Epinay est bouclé, une nouvelle ère est engagée.

 

Les 18,5 % de François Bayrou au premier tour de l'élection présidentielle ne viennent-ils pas brouiller cette image d'une recomposition de l'opposition gauche/droite ? Certainement pas ! Il n'est pas exclu, tout d'abord, que son succès ait été pour l'essentiel conjoncturel, fruit, dans cette hypothèse, d'une exaspération passagère d'électeurs se préparant ensuite à rejoindre la gauche, ou la droite. Et s'il s'agit, avec la formation du Parti démocrate qu'il vient d'annoncer, d'une tentative de créer une troisième force, qui serait centriste, ni à droite, ni à gauche, alors, le pari de François Bayrou risque de s'avérer intenable. En effet, le mode de fonctionnement de nos institutions ne favorise pas le pluripartisme, et la nouvelle formation risque vite de continuer à jouer les supplétifs, de la droite, ou de la gauche, ou alternativement selon les circonstances - ce dont François Bayrou ne peut pas se satisfaire.

 

Par contre, si le pari est d'ouvrir une troisième voie, de constituer un centre-gauche, de se définir par un contenu positif et pas seulement par un positionnement intermédiaire, de type "ni-ni", alors, tout change. Car le nouveau parti de François Bayrou devient, dans cette perspective, un élément moteur de la modernisation de la gauche, à laquelle il apporte du dehors, si on peut simplifier le raisonnement, le plus de "démocratie" qu'annonce son nom, laissant au PS le soin d'incarner plutôt le côté "social". C'est ce qu'ont indiqué, à leur manière, Michel Rocard et Bernard Kouchner, et c'est l'idée à laquelle in fine Ségolène Royal semble s'être ralliée, en mobilisant Daniel Cohn-Bendit à ses côtés, en faisant connaître son désir de débattre avec François Bayrou, qui lui-même s'en est dit d'accord, et en participant à un échange de vues de bonne tenue qui a eu lieu le 28 avril.

 

Deux modèles se présentent ainsi, témoignant d'un renouveau de notre système politique, dont ce n'est pas un paradoxe que de dire qu'il pourrait à terme être bipolaire (gauche/droite) tout en reposant sur trois forces politiques principales : une gauche issue de l'aggiornamento du PS, un centre-gauche né des attentes de l'électorat de François Bayrou, et une droite populaire et libérale.

 

Cette perspective tente plus ou moins un électorat qui pourrait se reconnaître dans le projet d'une social-démocratie à la française. Mais au sein de cet électorat potentiel, certains hésitent, et résistent à l'idée de voter pour Ségolène Royal, du fait de sa personnalité et de sa campagne, mais aussi et surtout parce qu'ils pensent qu'une purge radicale ne peut être que salutaire - après tout, Romano Prodi ou Tony Blair ne l'ont emporté qu'après plusieurs années de Silvio Berlusconi ou Margaret Thatcher. Pourtant, la gauche hésitante doit maintenant faire son choix. S'abstenir, et donc attendre cinq ans pour envisager de (re)venir aux affaires ? Ou bien, et ce sera ma position, faire preuve d'optimisme, considérer que la qualité du dialogue qui s'est noué entre Ségolène Royal et François Bayrou est un encouragement pour l'avenir, et refuser de jouer la carte risquée de la droite salutaire.

 

Michel Wieviorka est sociologue (Le Monde, 4 mai 2007)
Par Admin - Publié dans : La campagne au jour le jour
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Vendredi 4 mai 2007

Il a regardé le face-à-face entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy une première fois, en direct, puis une seconde fois, sans le son. "Dans le silence, on aperçoit très clairement le théâtre politique, observe le romancier Jonathan Littell. Si l'on fait une analyse sémiotique de ce débat, on voit bien que Ségolène Royal, dès le début de l'échange, installe un personnage de mère sévère et inflexible, qu'elle tient sans difficultés pendant deux heures alors que Nicolas Sarkozy, qui est pourtant une bête de scène, se comporte comme un petit garçon qui a fait une bêtise. Elle est ferme sur les principes, il louvoie en fuyant son regard."

 

L'auteur des Bienveillantes en veut pour preuve le "body language" des deux candidats, tous ces signes, ces codes, ces gestes qui installent un rapport de forces et donnent le "la" d'une relation. "Ségolène Royal est très frontale, elle le regarde sans cesse dans les yeux avec détermination en ayant l'air de dire "tu ne me fais pas peur". Nicolas Sarkozy, lui, baisse les yeux ou cherche le regard des deux journalistes comme s'il avait besoin d'un soutien. "Elle le domine complètement, comme une mère autoritaire qui sait se montrer souple, voire condescendante, mais qui s'énerve toute raide quand on passe la ligne rouge."

 

Né il y a 39 ans à New York, Jonathan Littell, qui a passé son bac dans l'Hexagone et qui a écrit Les Bienveillantes en français, a acquis la nationalité française au mois de mars. Trop tard pour s'inscrire sur les listes électorales, pas pour se faire une opinion sur la campagne présidentielle. "Je ne suis pas un partisan de Ségolène Royal car je trouve que le PS a encore quelques longueurs de retard sur le monde moderne, poursuit-il. Mais je ne souhaite pas la victoire de Nicolas Sarkozy, dont le discours a été complètement contaminé par l'extrême droite. Ses propos suintent le racisme et ses méthodes risquent de transformer les banlieues en une fabrique de terroristes."

 

"GROSSES CASSEROLES"

 

L'écrivain, qui a reçu à l'automne 2006 le prix Goncourt et le Grand Prix du roman de l'Académie française, vit à Barcelone mais il vote aux Etats-Unis. "Ma famille est de tradition démocrate, je me suis toujours intéressé à la politique, mais je n'ai commencé à voter qu'en 2000, lors de la première candidature de Bush, contre lui, bien sûr. Le président républicain a été un cauchemar pour le monde, Sarkozy sera lui aussi un cauchemar, mais seulement pour la France."

 

Pour Jonathan Littell, Ségolène Royal, en abordant ce débat, avait deux "grosses casseroles" : les accusations d'amateurisme et les doutes suscités, chez certains électeurs, par son "côté doux et féminin". "Elle a complètement inversé la situation, conclut-il. Si l'on met de côté le contenu du débat, qui n'a pas amené beaucoup d'idées nouvelles, on peut analyser cet échange comme un véritable match de boxe dont le vainqueur est incontestablement Ségolène Royal. Elle a compris qu'il lui fallait tout de suite installer un personnage qui pourrait être président. Et elle a parfaitement réussi."

 

Anne Chemin (Le Monde, 4 mai 2007)
Par Admin - Publié dans : La campagne au jour le jour
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Vendredi 4 mai 2007

Mark Weisbrot - The Washington Post

La campagne électorale française prouve qu'une mauvaise analyse économique alliée à un problème plus général avec l'arithmétique peut influencer les électeurs et même déterminer l'avenir d'un pays. L'analyse du chercheur américain Mark Weisbrot. Le thème qui a propulsé Sarkozy en avant, c'est que l'économie française est "coincée" et doit être réformée pour ressembler davantage à la nôtre. On pense aussi que la France doit devenir plus "compétitive" sur le plan international car, avec la mondialisation, la concurrence est plus dure.

 

Parmi ceux qui considèrent que les salariés français doivent réduire leur niveau de vie à cause de la mondialisation de l'économie, le plus célèbre est Thomas Friedmann, du New York Times. "Toutes les forces de la mondialisation grignotent les Etats-providence européens", écrit-il… "Les électeurs français tentent de préserver la semaine de 35 heures dans un monde où les ingénieurs indiens sont prêts à travailler 35 heures par jour." Pour Friedman et la plupart des experts, c'est l'équation impossible. Or il est important de comprendre que cet argument – les citoyens d'un pays riche doivent réduire leur train de vie ou leurs programmes gouvernementaux à cause du progrès économique des pays en développement – n'a aucune logique sur le plan économique. Une fois qu'un pays développé a atteint un certain niveau de productivité, il n'y a aucune raison pour que ses habitants subissent des réductions de salaire, ou travaillent davantage sous le prétexte que les autres pays sont en train de les rattraper.

Cette productivité, qui repose sur la connaissance, les compétences, les réserves de capital et l'organisation économique du pays, est toujours là, et augmente d'ailleurs chaque année. Si certains intérêts particuliers avancent l'argument de la concurrence internationale pour abaisser le niveau de vie des salariés français, allemands et américains – et c'est le cas –, cela signifie tout simplement que ce ne sont pas les bonnes personnes qui définissent les règles du commerce international. Le problème, c'est non pas le progrès économique, mais l'existence d'une démocratie limitée où la majorité n'est pas représentée.

Passons aux chiffres du chômage des jeunes en France, des chiffres élevés qui définissent la politique du pays et ont influencé l'opinion internationale lors des émeutes de [novembre] 2005. Dans la mesure standard du chômage, les chômeurs sont le numérateur et les chômeurs plus les actifs, le dénominateur (c/c + a). Avec ce système, les hommes âgés de 15 à 24 ans ont un taux de chômage de 20,8 % en France, contre 11,8 pour les Etats-Unis. Mais cette différence s'explique en grande partie par le fait qu'en France il y a proportionnellement davantage de jeunes hommes hors de la vie active – parce qu'ils poursuivent leurs études et parce que les jeunes Français qui travaillent à temps partiel en faisant leurs études sont moins nombreux qu'aux Etats-Unis. Ceux qui ne sont pas dans la vie active ne sont comptabilisés ni dans le numérateur, ni dans le dénominateur. Pour une meilleure comparaison, il faut examiner le nombre total de chômeurs divisé par le nombre de chômeurs dans la population des 15-24 ans. Avec ce système, on aboutit à 8,3 % pour les Etats-Unis et 8,6 % pour la France. Les deux pays ont un sérieux problème de chômage chez les jeunes, et, dans les deux pays, il touche essentiellement les minorités raciales et ethniques. Mais le problème n'est pas tellement pire en France qu'aux Etats-Unis. 

 

Sarkozy propose de faciliter les licenciements, de réduire les impôts (y compris les droits de succession), de revenir sur la semaine de 35 heures et d'autres mesures qui favorisent les hauts revenus et les propriétaires de grandes entreprises. Ces mesures redistribueront la richesse vers le haut, comme nous le faisons aux Etats-Unis depuis trente ans. Mais, une fois encore, rien ne prouve économiquement qu'elles feront augmenter l'emploi ou la croissance.

 

Royal propose une série de mesures pour doper la demande – entre autres, l'augmentation du salaire minimum, des allocations chômage et la multiplication des emplois subventionnés. Ces propositions sont plus logiques sur le plan économique car elles ont au moins une chance de créer des emplois – en dopant la demande totale et le pouvoir d'achat.

 

Si la France bascule à droite lors de cette élection, ce sera largement à mettre sur le compte de la désinformation économique.

 

* Directeur du Center for Economic and Policy Research (CEPR) à Washington .
Paru dans Courrier International

Par vietnampoursegolene - Publié dans : Economie
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